Qu’est-ce que O-bon ?

O-bon est un festival bouddhiste qui se déroule au Japon à la mi-juillet ou à la mi-août selon la région. La croyance veut que les âmes des ancêtres décédés reviennent chez elles une fois par an pour passer du temps en famille pendant trois jours. Même si O-bon n’est pas une fête nationale officielle, de nombreuses personnes prennent congé à cette période pour retourner dans leurs villes natales parce que c’est un événement familial important.  

Quels sont les rituels de O-bon ? 

Les gens nettoient leur maison et installent des compositions florales, des légumes et des fruits comme offrandes dans le butsudan (autel bouddhiste présent dans de nombreuses familles, mais cela devient moins fréquent de nos jours). Le premier jour de O-bon (Mukae-bon), des lanternes chochin sont allumées et les gens se rendent sur la tombe des membres de leur famille pour accueillir les âmes de leurs ancêtres et les guider vers la maison. Dans certaines régions, un feu appelé mukae-bi est allumé à l’entrée des maisons. Le dernier jour (Okuri-bon), un feu appelé okuri-bi est allumé pour renvoyer les esprits.   

Un Okuri-bi spécial à Kyoto 

Gozan no Okuribi également connu sous le nom de Festival de Daimonji est le point culminant du festival O-bon à Kyoto. Des feux de joie géants (environ cent mètres de haut) en forme de lettres kanji ou de symboles bouddhistes sont allumés successivement de l’Est vers l’Ouest
sur les flancs des cinq montagnes qui entourent la ville.
Ils brûlent pendant environ une heure et sont tellement grands qu’ils sont visibles de très loin.
C’est devenu une importante attraction touristique.
 

Quelles autres activités ont lieu pendant O-bon ?

Bon odori (Bon-dance) : il s’agit d’une danse simple et répétitive exécutée dans les parcs ou temples durant laquelle les gens forment un grand cercle autour d’un yagura (podium). La musique est accompagnée de tambours japonais sur le yagura afin de garder le rythme de la danse. Cette danse est supposée apaiser les âmes des morts au cours de leur visite dans ce monde. La plupart du temps, les personnes assistent à la danse en portant un yukata (kimono d’été léger en coton ou lin).  

Toro nagashi (lâcher de lanterne) : les gens fabriquent des lanternes flottantes en papier décorées d’une bougie à l’intérieur et les lâchent vers la rivière ou la mer pour emporter les âmes de leurs ancêtres. Des villes d’autres pays que le Japon ont adopté cette tradition et la ville de Saint Paul au Minnesota, qui est jumelée à Nagasaki, organise par exemple chaque année un festival des lanternes japonaises et prie non seulement pour les âmes des ancêtres, mais aussi pour la paix dans le monde. 

Shōrō nagashi (cortège de bateaux pour les esprits) : cet événement est célébré chaque année à Nagasaki le 15 août et est similaire à toro nagashi, sauf qu’à la place de lanternes, les personnes qui ont perdu un membre de leur famille au cours de l’année construisent des bateaux (shoro-bune) à l’aide de bambou, d’herbe ou de carton et les lâchent dans la rivière en direction de la mer pour emporter les âmes des défunts.