Faits scientifiques

Vraies infos ou infox ? Vous voulez connaitre la vérité sur les bactéries et santé intestinale? Découvrez-les ici !  

L’acide lactique dextrogyre est-il préférable au lévogyre ?

Faux : la différence entre l’acide lactique lévogyre et dextrogyre est une question de chimie. La structure de la molécule d’acide lactique est identique, seule la configuration spatiale est différente. L’acide lactique est produit par des bactéries. Certaines souches produisent surtout de l’acide lactique dextrogyre, d’autres plutôt de l’acide lactique lévogyre. En d’autres termes, c’est la souche bactérienne présente qui détermine le sens de rotation !

Le corps produit lui aussi de l’acide lactique, surtout dextrogyre, que le foie convertit sans problème en carburant pour les cellules. L’acide lactique lévogyre est plus difficile à convertir et donc on considère souvent qu’il est moins bien toléré. Ce sera le cas uniquement si un adulte en bonne santé en consomme de très grandes quantités, soit plus de sept litres de yogourt à la fois ! Dans un régime alimentaire normal, que l’acide lactique soit lévogyre ou dextrogyre n’a donc pas d’importance.

Le chocolat ralentit-il le vieillissement ?

Faux : Cette idée reçue se fonde sur la présence naturelle de nombreux anti-oxydants (flavanols) dans le cacao. Les recherches ont montré que ces substances peuvent avoir un effet protecteur, par exemple contre les maladies cardiovasculaires.

Les études réalisées mettent en œuvre du cacao à très haute teneur en flavanols. Dans la pratique, la plupart des produits à base de chocolat renferment nettement moins de cette substance active. Le chauffage du cacao pendant le processus de production affecte également la teneur en flavanols.

D’autre part, pour obtenir un effet positif, il faut absorber de grandes quantités de cacao (et donc de chocolat), ce qui n’est pas toujours avisé quand on voit le volume de matières grasses et de sucre présent dans une barre de chocolat !

Un bout de chocolat suffit-il pour prévenir le vieillissement ? Hélas non…

Les personnes âgées sont plus sensibles aux infections à la salmonelle

Vrai : Le vieillissement est synonyme de multiples transformations physiques et corporelles. On voit ou on entend moins bien, on se déplace avec moins de facilité, et le système gastro-intestinal devient plus sensible.

Plus on vieillit, moins on produit d’acide gastrique. Celui-ci est le premier obstacle que les agents pathogènes présents dans les aliments doivent surmonter pour aboutir dans le système digestif. Moins il y a d’acide gastrique, plus il y a de mauvaises bactéries qui survivent. La composition de la flore intestinale peut elle aussi changer : moins de bonnes et plus de mauvaises bactéries. Avec l’âge, on s’expose donc davantage aux infections par des agents pathogènes tels que la salmonelle présents dans votre nourriture.

La digestion commence dans la bouche

Vrai : En mâchant, on broie les aliments en les mélangeant avec la salive. Cette dernière contient une substance (enzyme amylase) qui décompose l’amidon. Dans la bouche, l’amidon (les glucides), présent par exemple dans le pain, les pâtes et le riz, est déjà partiellement réduit en glucose (sorte de sucre). Faites le test en mâchant 30 à 40 fois un même morceau de pain : il prend petit à petit un goût sucré, non ?

Les enfants se salissent ? Pas de souci

Vrai : Pour les enfants, le contact avec de la « saleté » est bénéfique pour leur système immunitaire ! Ainsi, un enfant qui joue dehors et côtoie des animaux (domestiques) s’expose à de nombreux bons micro-organismes.

Ces bonnes bactéries contribuent au développement du système immunitaire, ce qui peut ralentir les réactions allergiques. Bien entendu, il vaut mieux éviter une trop grande saleté : se laver les mains avant de manger et après un passage aux toilettes est bien sûr un must !

  • Bactéries autostoppeuses

    Il existe des bactéries de toutes formes et de toutes tailles, de 0,2 micromètre à pratiquement un millimètre. Bizarrement, les petites se collent parfois aux plus grandes pour se déplacer !

  • Des roses bleues dans votre vase ?

    Impossible ? Pas du tout. Des chercheurs ont découvert que, sous l’effet d’une enzyme bactérienne, une substance présente dans les pétales d’une rose blanche peut prendre une couleur bleue.

  • Le fromage, vous connaissez ?

    Unanimement apprécié, ce petit délice salé est issu de l’action de bactéries. Si le fromage se décline en autant de variétés et de saveurs, c’est à cause de la diversité des bactéries qui entrent dans sa fabrication.

  • L'or vert dans votre assiette

    Le saviez-vous : les légumes comme les asperges, le brocoli et les oignons sont propices à la flore intestinale.  Raison de plus pour garnir son assiette de légumes.

  • Les bactéries sont-elles timides ?

    Certainement pas ! Les bactéries coopèrent entre elles pour survivre dans des conditions difficiles et chercher de la nourriture – par exemple dans le microbiote, notre propre écosystème !

  • Une délicieuse odeur de pluie

    Elle provient des actinobactéries. En cas de temps sec prolongé, ces bactéries déposent leurs spores dans le sol. Quand il pleut, ces spores sont libérées, d’où cette odeur.

  • Bactéries lumineuses

    Avez-vous déjà vu la mer quand elle s’illumine ? Ce tour de magie est dû aux photobactéries qui, agglutinées en masse, produisent de la lumière. Cette bioluminescence se rencontre également chez différents champignons et insectes, comme les lucioles !

  • L'empreinte du ventre !

    La composition de la flore intestinale diffère selon chaque individu. Votre microbiome intestinal est donc tout aussi unique que vos empreintes digitales.

  • L'intestin, un cerveau ?

    Surprenant : le système gastro-intestinal renferme des centaines de millions de cellules nerveuses, et le cerveau est la seule partie du corps humain à en comporter un plus grand nombre encore.

Les bactéries et la mode (sportive)

Avec l’évolution de la microbiologie, les scientifiques sont désormais en mesure de créer des vêtements dotés de certaines fonctions positives des bactéries. Ainsi, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology ont conçu des « vêtements vivants », fabriqués à partir de la bactérie Bacillus subtillis natto. Cette bactérie réagit à la température du corps. Lorsque le corps se réchauffe et transpire, des interstices de ventilation s’ouvrent et se ferment de sorte que la sueur s’évapore plus facilement pendant l’activité sportive.

 

Les bactéries sont sensibles !

Au-delà de leur nature particulière, il semblerait que les bactéries soient sensibles à leur environnement. On savait déjà qu’elles échangent des signaux chimiques avec le milieu qui les entoure. A présent, la recherche a établi qu’elles entretiennent également un contact physique avec le monde extérieur, et sont ainsi à même de reconnaître une surface et de produire très rapidement des substances leur permettant de se fixer.

Partie visible de l'iceberg

Seuls 25 à 30% des bactéries présentes dans le microbiote intestinal (flore intestinale) sont connues. Ce n’est là que la partie visible de l’iceberg. Des équipes de recherche exploitent les techniques d’ADN modernes pour tenter d’identifier les autres micro-organismes présents dans l’intestin.

Le saviez-vous ?

  • Dans les conditions voulues, certaines bactéries peuvent se multiplier toutes les 20 minutes. En une seule nuit, une seule bactérie est capable de produire jusqu’à un milliard de nouvelles bactéries.
  • Notre corps comporte au moins autant de cellules bactériennes que de cellules humaines.  On en trouve sur la peau, dans la bouche, le nez, les voies urinaires et les organes génitaux. Toutefois, la grande majorité des bactéries vivent dans l’appareil digestif.
  • Il y plus de bactéries dans votre système intestinal qu’il n’y a de gens sur terre.
  • Certaines bactéries sont ajoutées aux aliments à des fins spécifiques. Les bactéries transforment les aliments, par exemple dans les boissons lactées fermentées. Pour fabriquer du yaourt, on ajoute certaines bactéries au lait. Les bactéries entrent aussi dans la production de fromage, de salami, de cornichons et de vinaigre.